Une fois n’est pas coutume, je me permets de glisser un morceau très récent sur ce blog : Sad Song d’Au Revoir Simone. Parce que
depuis que je l’ai découvert le mois dernier, je n’arrête pas d’écouter leur disque. Et parce que plus je l’écoute, plus je me dis qu’il a quelque chose de très original, voire
d’unique.
Au départ quand j’ai entendu le nom du groupe, je craignais un nouveau clin d’œil new-yorkais aux chanteuses yéyés, à la façon d’April
March, dont l’album – amusant au demeurant – m’avait paru pour le moins anecdotique. En fait, je me plantais complètement ! Trio électronique et minimaliste, Au Revoir Simone lorgne plus
du côté de Kraftwerk, Pascal Comelade ou les Young Marble Giants, que vers France Gall ou
Françoise Hardy. Et si leur pop a quelque chose de désuet (avec notamment quelques hymnes hippies anachroniques), toute tentation rétrograde est immédiatement
contrecarrée par un réel goût de l’expérimentation et du détournement, qui explique sans doute pourquoi David Lynch s’est entiché de ces demoiselles.
Sad Song me rappelle les grandes heures de Prefab Sprout, en particulier des chansons comme Appetite,
que j’ai déjà commentée ici. Avec sa mélodie et ses arrangements guillerets, presque, elle a quelque chose de dérisoire, semble jeter un regard ironique vers les années 80 et leur passion du tout
synthétique. Pourtant le fond reste triste et vaguement bizarre, créant un de ces petits paradoxes qui me séduisent bien.
Suis-je tombé dans la hype ? Ou ai-je découvert un de ces faux groupes mineurs que j’aurais encore du plaisir à écouter dans dix ans ?
Les Paroles :
Play me a sad song because
That's what I want to hear
I want you to make me cry
I want to remember the places that we left
Lost to the mists of time
I know that you'll go soon
You'll find out so take me with you always
On buses that move through the night
We sleep on and on
We got off at Memphis, black-top heat will make us thirsty
We'll never get sick anymore
(Au Revoir Simone, The Bird Of Music, 2007, Moshi Moshi)
Le Clip :
Au Revoir Simone - Sad Song
Vidéo envoyée par v2music
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Puisqu’il n’y a pas non plus de raison de se
laisser abattre, reprenons ce blog avec un peu de punk ! Les Damned sont à mon avis très injustement sous-estimés. Membres fondateurs de la new wave anglaise, ils sortirent en 1976 un 45
tours d’une extrême brutalité, New Rose, que l’on cite parfois comme le départ du mouvement. L’année suivante, ils firent également partie de la tournée Anarchy, aux côtés des
Clash et des Sex Pistols. Mais leur destin diffère de ces deux derniers.
J’ai beaucoup de souvenirs, bons ou
mauvais, concernant Bob Marley. Si War, pour des raisons que j’évoquerais une autre fois, est associée à mon enfance, Buffalo Soldier
me rappelle une expérience que j’ai vécue en Egypte. J’étais en vacances avec mon père, dans une de ces croisières qui vont de Louxor à Assouan. Entre les visites, forcément magiques, des
monuments anciens, en tête desquelles je place les tombeaux de la Vallée des Rois, extraordinairement conservés, et la découverte douce-amère du pays et de ses réalités, il était prévu – et quasi
obligatoire, pour ne pas vexer notre gentil guide – que nous participions à quelques diversions destinées aux touristes : ballade en calèche, authentique soirée orientale avec danse du ventre,
conversations avec les touristes français sur les habitudes alimentaires des touristes allemands, etc.
Je ne me souviens plus très bien de The Harder They Come, que j’ai vu il y a une dizaine d’années chez mes grands-parents. En revanche, je n’ai jamais oublié les chansons : Many Rivers To Cross, You Can Get It If You Really Want et – bien sûr – la chanson titre. A l’époque, je faisais un peu une overdose de Bob Marley et je m’étais un peu fâché avec le reggae, associé pour moi à des défonces stériles entrecoupées de phrases sibyllines du type : « Jah, Rastafari »… Le film de Perry Henzel m’a à la fois démontré la richesse musicale de cette musique et le contexte social où elle est née.
J’ai évoqué plusieurs fois les Clash, et London Calling, sans leur consacrer encore un post. Mais si je devais élire mes dix disques préférés, je suis à peu près sûr qu’il en ferait partie. C’est à mon avis un des seuls doubles albums de l’histoire à ne souffrir d’aucun remplissage, à ne comporter aucun morceau inutile. Musicalement, on retrouve toutes les influences du groupe (du reggae au rockabilly) traitées de façon plus mûres et personnelle que sur les deux premiers albums. Agressives, bizarres et pourtant pop, grâce à leurs mélodies bien ficelées, les chansons pourraient figurer sur un best of. On ne peut pas en dire autant de Sandinista ! que je trouve très intéressant mais quasiment inaudible…
A l’heure de la mi-temps, je peux le dire : malgré mes nombreuses réserves à son sujet, je suis quand même soulagé que Royal soit présente au second tour et ravi que Le Pen se soit pris la plus grosse caisse de sa carrière politique ! Ne pas voir sa sale tronche autosatisfaite se pavaner a la télévision m’a permis de bien mieux dormir qu’il y a cinq ans. De là à remercier Sarkozy, qui partage avec lui beaucoup trop de points communs à mon goût, il y a un pas que je ne franchirai pas !
Je viens de passer une petite semaine en famille,
loin d’Internet, ce qui explique mon silence persistant sur ce blog… Mais je n’ai pas été sans écouter de musique pour autant. Ma grand-mère et mes tantes étant des fans de musique classique, je
suis notamment tombé sur un très beau disque de Couperin par Alexandre Tharaud qui m’a permis de vérifier à quel point le baroque se nichait
partout en pop-music, même là où on ne l’attend pas.
Quand je commence à parler politique, j’ai un peu de mal à m’arrêter, surtout si les circonstances m’y encouragent. Mais ce n’est pas une raison pour interrompre la présentation de mes chansons favorites ! J’ai inclus L’Internationale sans hésiter parce que je trouve son message global plus que jamais pertinent, malgré quelques archaïsmes dans le détail de ses paroles. L’actualité nous donne amplement matière à y réfléchir…