Aujourd'hui, je voulais publier une chanson sur la trentaine, en évitant si possible Bénabar... J'ai fait le tour de ma liste et je n'ai trouvé que celle-ci, qui
n'est pas des plus comiques. Pris dans des sentiments amoureux pour le moins contradictoires, Tim Booth, chanteur de James, en arrive à ce constat autocritique
d'une rare violence : "After thirty years I’ve become my fears/I’ve become the kind of man I always hated".
Come Home n'est pourtant pas mélancolique. Portée par ce mélange de house et de rock typique du son Madchester, elle devient le cri d'un homme qui se débat, qui s'accroche : une expression remuante des forces vitales qui continuent de s'agiter dans l'adversité.
Longtemps, j'ai craint, arrivé à ce stade exagérément fatidique, de me trouver à faire le même genre de constats. Ce n'est, heureusement, pas le cas. Mais je sais que je continuerai de revenir à Come Home régulièrement, pour y puiser ce type d'énergie, face à ces angoisses chronologiques, dont personne, je crois, ne peut sincèrement se dire un jour libéré.
Les paroles :
It’s that time again when I lose my friends
Go walkabout, I’ve got the bends from pressure
This is a testing time when the choice is mine
Am I a fool for love or foolish with desire
You can throw him out you can spit on him
Call what he does a sin if it makes you feel better
And I can’t believe you’re all I’ll ever need
And I need to feel that you’re not holding me
And the way I feel just makes me want to scream
Come home, come home, come home
Come home, come home, come home
After thirty years I’ve become my fears
I’ve become the kind of man I always hated
I am pulled apart, and my swollen heart
Has flipped out of the pan into the fire
I am in love insane with a sense of shame
That I threw stones at the condemned and
Now I’m slated
And I don’t believe you’re all I’ll ever need
And I need to feel that you’re not holding me
And the way I feel just makes me want to scream
Come home, come home, come home
Come home, come home, come home
Come home, come home, come home
(Booth-Glennie-Gott, Gold Mother, 1990, Fontana)
Le clip :

Encore du blues, ou presque... On ne présente plus Robert Johnson, âme damnée du genre, qui aurait conclu -
nous dit la légende - un pacte avec le diable pour devenir un génie de la guitare et qui mourut dans des circonstances mystérieuses à l'âge de 27 ans. Idole notoire d'Eric
Clapton, il a marqué les rockers autant par son talent musical que par cette image ténébreuse, entretenue par certaines de ses chansons les plus connues : Crossroads,
Hellhound on my trail...
Allez, aujourd'hui, ce sera un incontournable. Il en faut de temps en temps...
Après
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